5 façons d’accompagner son enfant sans mettre toute l’attention sur les résultats scolaires
La rentrée scolaire approche à grands pas et avec elle viennent souvent plusieurs questionnements.
Est-ce qu’on a tout le matériel ?
Est-ce que mon enfant va aimer son enseignant.e ?
Est-ce que ça va bien se passer avec ses amis ?
Comment va-t-il s’adapter à sa nouvelle classe, à sa nouvelle routine ?
Est-ce qu’il va trouver certains apprentissages plus difficiles ?
Est-ce qu’il aura de bons résultats ?
Bref… il y en a des choses auxquelles penser à la rentrée ! 😅
Et oui, les apprentissages et les résultats scolaires sont importants. Je ne vous dirai certainement pas le contraire.
Mais un résultat ne nous dit pas toujours tout.
Un enfant peut avoir obtenu un résultat moins élevé parce qu’il n’avait pas bien compris une notion, parce qu’il vivait du stress, parce qu’il manquait de confiance ou simplement parce que cette journée-là était plus difficile.
À l’inverse, un résultat dont nous, comme adultes, sommes peut-être moins satisfaits peut représenter une immense victoire pour l’enfant.
Alors, si cette année, on prenait aussi le temps de regarder tout ce qui se passe autour des résultats scolaires ?
Je vous partage 5 actions qui font partie de ma propre façon d’accompagner les enfants en tutorat et qui peuvent aussi, je l’espère, vous inspirer à la maison 💛 !
ACTION #1 : Féliciter son enfant et reconnaître ses victoires
Qu’elles soient petites ou grandes, une victoire est une victoire !
Bien sûr que les résultats scolaires sont importants. Mais j’aime regarder plus loin que le chiffre écrit en haut d’une feuille.
Est-ce que l’enfant est fier de lui ?
Est-ce qu’il avait bien compris ce qu’on lui demandait ?
Est-ce qu’il a persévéré ?
Est-ce qu’il vivait du stress pendant l’évaluation ?
Est-ce qu’il remarque lui-même une progression ?
Avec mes élèves en tutorat, je prends beaucoup de temps pour parler de leurs fiertés. D’ailleurs, cette année, j’ai même décidé d’intégrer davantage les fiertés et les gratitudes à mes rencontres.
Parce qu’une fierté peut être un résultat scolaire… mais elle peut aussi être d’avoir réussi quelque chose qu’on trouvait difficile, d’avoir osé essayer, d’avoir demandé de l’aide ou même d’avoir persévéré alors qu’on avait envie d’abandonner.
Et parfois, la plus belle question à poser est simplement : « Toi, es-tu fier de toi ? »
ACTION #2 : Prendre le temps de parler avec son enfant
Ça peut sembler tout simple, mais j’accorde énormément d’importance à ces moments-là dans mes accompagnements.
Au début d’une séance, je ne commence pas automatiquement avec les maths ou le français.
Je jase.
Comment s’est passée ta semaine ?
Ta journée ?
Comment ça va ?
Y a-t-il quelque chose que tu as envie de me raconter ?
Et à la fin de la rencontre, on prend encore un petit moment ensemble pour revenir sur la séance, parler de nos fiertés, de nos gratitudes ou simplement de ce qu’on vient de vivre.
Oui, ces discussions permettent de travailler la communication orale sans même s’en rendre compte hihi 😉, mais pour moi, elles servent surtout à autre chose : créer un lien de confiance.
Je veux que l’enfant sache qu’il peut me parler. Qu’il peut me dire qu’il ne comprend pas, qu’il trouve quelque chose difficile, qu’il est stressé ou qu’il n’a simplement pas envie aujourd’hui.
Et je pense que ces petits moments sont tout aussi précieux à la maison.
Pas besoin de prévoir une grande discussion officielle. Dans l’auto, pendant une marche, au souper ou avant de se coucher… l’important est surtout de créer des occasions où votre enfant sent qu’il peut parler librement de ce qu’il vit.
ACTION #3 : Créer un dialogue avec les personnes qui accompagnent son enfant
Même si ce sont les enfants que j’accompagne en tutorat, le lien avec leurs parents fait partie intégrante de mon travail.
Pourquoi ?
Parce que le parent connaît son enfant d’une façon que moi, je ne pourrai jamais le connaître.
J’ai besoin de savoir ce qu’il observe à la maison, ce qu’il aimerait que je travaille avec son enfant, les défis qu’il remarque ou les changements qui surviennent.
Et de mon côté, j’aime lui partager comment la séance s’est déroulée, ce que j’ai observé et comment j’entrevois les prochaines rencontres.
On travaille ensemble.
Je pense que la même chose s’applique avec toutes les personnes qui gravitent autour de l’enfant : son enseignant.e, sa tutrice, son orthopédagogue ou tout autre spécialiste qui l’accompagne.
Créer un dialogue ne veut pas dire communiquer seulement lorsqu’il y a un problème.
Ça permet aussi de partager les bons coups, de mieux comprendre l’enfant et de s’assurer que les adultes qui l’entourent avancent dans une direction commune.
ACTION #4 : Observer l’environnement et créer des routines qui fonctionnent pour lui
Les routines peuvent être tellement rassurantes pour un enfant.
Dans mes rencontres, il y a d’ailleurs une certaine routine qui s’installe naturellement.
On commence par jaser et prendre des nouvelles. Ensuite, on plonge tranquillement dans nos apprentissages. Et avant de se quitter, on revient sur nos fiertés, nos gratitudes ou ce qu’on retient de notre rencontre.
L’enfant sait donc un peu à quoi s’attendre.
Mais avoir une routine ne veut pas dire que tout doit être rigide.
Même chose pour l’environnement.
Quand vient le temps de lire, par exemple, il m’arrive très souvent de demander :
« Hey toi, tu veux qu’on s’installe où pour lire aujourd’hui ? À la table ? Sur le divan ? Par terre ? »
Pourquoi faudrait-il absolument apprendre assis bien droit à une table si l’enfant se sent mieux ailleurs ?
Je trouve intéressant de lui laisser certains choix et surtout d’observer.
À quel endroit est-il bien ?
À quel moment est-il davantage disponible ?
Qu’est-ce qui l’aide à se concentrer ?
Qu’est-ce qui semble au contraire lui demander beaucoup d’énergie ?
Avant de changer toute la routine familiale ou d’acheter LA solution miracle, observer ce qui fonctionne déjà peut nous apprendre énormément.
ACTION #5 : Choisir une prochaine action
Après avoir discuté, observé et échangé avec les personnes qui accompagnent votre enfant… il se peut que vous réalisiez que quelque chose mérite d’être ajusté.
Mais pas besoin de TOUT changer en même temps !
Choisissez une petite chose.
Peut-être modifier un moment dans la routine.
Créer davantage d’occasions pour discuter.
Souligner les fiertés plus souvent.
Changer l’endroit où se font les devoirs.
Demander de l’aide.
Essayer une nouvelle façon de travailler.
Testez. Observez. Ajustez.
Et voyez tranquillement ce qui fonctionne pour votre enfant et votre famille.
Envie d’aller plus loin …
Ces 5 actions sont tirées de mon guide gratuit 5 actions pour se réconcilier avec l’école.
J’ai créé cet outil avec l’envie d’aider concrètement les familles qui vivent certains défis en lien avec l’école et les apprentissages.
Dans le guide, je vous invite à aller un peu plus loin pour chacune de ces actions, à réfléchir avec votre enfant et surtout à identifier ce que vous pourriez mettre en place dans votre propre quotidien.
👉 [Télécharger gratuitement le guide 5 actions pour se réconcilier avec l’école]
L’éducation est un voyage partagé : peu importe la route choisie, l'école ou la maison, le meilleur moteur reste le soutien inconditionnel.
Et parfois, même avec de bons outils, on ressent simplement le besoin d’être accompagné.
Selon les besoins de votre enfant, faire appel à un service de tutorat ou à un autre spécialiste peut permettre d’obtenir un accompagnement plus ciblé.
Et si votre besoin est plutôt d’avoir un endroit où poser vos questions, échanger, trouver de nouvelles idées et vous sentir accompagné au fil de l’année, j’ai aussi créé La Bulle 🫧, ma communauté éducative pour les parents ET les enfants.